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4 juil. 2017

Virage énergétique en vue

Le 21 mai dernier, la Suisse a fait le choix du virage énergétique. SEIC-Télédis s’en réjouit, même si de nombreuses inconnues subsistent. Le point sur les changements qui s’annoncent.

Le 21 mai dernier, plus de 58% des Suisses et plus de 63% des Valaisans ont dit oui à la Stratégie énergétique 2050 du Conseil fédéral. Concrètement, ce virage implique un large paquet de mesures que l’on peut résumer par l’arrêt programmé des cinq centrales nucléaires suisses, un renforcement du soutien aux énergies renouvelables et la poursuite de l’amélioration de l’efficacité énergétique, notamment des bâtiments.

Pour le Groupe SEIC-Télédis, engagé depuis longtemps dans la promotion des énergies renouvelables et dans l’accompagnement de ses clients vers des modes de production et de consommation plus durables, ce résultat positif est réjouissant. Pour le consommateur, cela représentera, pour un ménage, une hausse de sa facture d’électricité d’environ 40 francs par année à partir du 1er janvier 2018.

La Stratégie énergétique 2050 du Conseil fédéral

Le point avec Benoît Revaz Directeur de l'OFEN (Office fédéral de l'énergie)

Quelles sont les conséquences positives de cette nouvelle loi pour le Valais?

Le Valais a une carte à jouer dans cette transition énergétique, et ce à plusieurs niveaux. Avec la fin annoncée du nucléaire, l’hydraulique est conforté dans son rôle de pilier de l’approvisionnement électrique, ce d’autant que le canton, premier producteur national, dispose d’une forte puissance installée. Dans le développement des énergies renouvelables ensuite: au regard de l’ensoleillement, du potentiel de vent – qui a commencé à être exploité dans vallée du Rhône – et des opportunités de géothermie ou biomasse, le Valais dispose aussi d’atouts. Enfin le volet «économie d’énergie et amélioration de l’efficacité énergétique», 3e pilier de la stratégie, ouvre lui aussi de belles perspectives en matière de mobilité et de construction-rénovation des bâtiments.

Au final, le plus grand défi consiste sans doute à opter pour les meilleures combinaisons de tous ces éléments. Dans tous les cas, le Valais a non seulement la possibilité de diminuer sa dépendance envers l’extérieur pour les sources d’énergie primaires (huile de chauffage, carburant, mais également d’augmenter ses exportations.

Quel sont les défis qui attendent les distributeurs d’énergie tel que SEIC-Télédis?

Historiquement le distributeur exploitait la force de production et distribuait l’électricité des usines de productions centralisées vers les zones de consommation. Aujourd’hui la situation a changé et la constellation, avec la stratégie 2050, va encore accentuer sa mue. La production, la consommation et potentiellement le stockage seront de plus en plus décentralisés. Dans ce contexte, les distributeurs, à l’image de SEIC-Télédis, doivent revoir leur rôle vis-à-vis de leurs clients. Il ne s’agit plus seulement de vendre des kilowattheures, mais de proposer des solutions de chaleur, d’éclairage, de climatisation, des processus industriels, etc. Leur produits et leur structure de revenus vont immanquablement évoluer.

Pensez-vous qu’il soit important que les ouvrages de production d’énergie restent en mains régionales/nationales?

La question ne figure pas dans le mandat de l’Office fédéral de l’énergie, dont la mission consiste à définir des conditions cadres afin de garantir un approvisionnement énergétique efficace, sûr, économiquement abordable, avec un impact limité sur l’environnement. Quoi qu’il en soit, les risques de perte de contrôle me semblent limités: les acteurs de l’énergie aujourd’hui en Suisse sont à presque 100% directement ou indirectement en mains publiques; si des parts sont vendues, les autres actionnaires disposent d’un droit de préemption; et les ouvrages de production ne peuvent pas être délocalisés (!). Certes, certains acteurs sont en difficultés, mais la situation varie fortement d’une société à l’autre.

 

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