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6 nov. 2019

Un projet qui atteint des sommets

Cet été, les remontées mécaniques de Nendaz-Veysonnaz ont déployé un nouveau réseau d’enneigement entre Thyon et Siviez. Sur place, elles ont pu compter sur l’expertise du Groupe SEIC-Télédis, qui a assuré la partie électrique de ce chantier hors-norme.

Quinze kilomètres de conduites entre Thyon et Combatseline. Cette distance démontre l’envergure des travaux réalisés par les remontées mécaniques de Nendaz-Veysonnaz (NVRM) sur leur domaine skiable cet été. Le Groupe SEIC-Télédis était à leurs côtés pour le volet électrique du projet. Un chantier titanesque, à plus de 2000 mètres d’altitude. 

Entre 6,5 kilomètres de ligne aérienne à enfouir, trois stations transformatrices à construire, une quatrième à rénover et le raccordement d’une centaine de canons à neige, la mission pouvait sembler impossible. «Nous n’avions que quelques mois pour réaliser le tout, c’était effectivement un sacré challenge», reconnaît David Mottet, responsable du département Réseau électrique. Il fallait en effet que l’installation soit prête dès le début du mois de novembre, pour la fabrication des premiers flocons. 

«De notre côté, nous avions obtenu l’autorisation de modification du réseau l’été passé. Le reste a été soigneusement planifié par NVRM. Nous n’attendions plus que leur feu vert pour démarrer», indique Yannick Gillioz, ingénieur réseau en charge du projet, qui revient néanmoins sur un imprévu: «Ce printemps, il y avait encore énormément de neige sur les lieux. Les machines de chantier ont donc dû commencer par déblayer avant de pouvoir creuser.» 

Puissance doublée

A la suite de ce démarrage quelque peu poussif, les travaux ont en revanche été menés tout schuss. Durant quatre mois, une dizaine de collaborateurs ont été mobilisés de manière à garantir l’alimentation de l’ensemble des installations: remontées mécaniques bien sûr, mais aussi canons et stations de pompage d’eau. 

Si le réseau en place permettait jusqu’alors de fournir une puissance de deux mégawatts, il en fallait au moins le double pour subvenir aux nouveaux besoins de l’enneigement mécanique. «Techniquement, nous avions déjà l’expérience puisque nous avions réalisé une telle mise en service entre Tracouet et le Plan du Fou. Mais ici, le projet était d’une tout autre envergure: la demande en puissance sur cette portion de domaine skiable correspond aux besoins d’une petite ville», explique Yannick Gillioz. «Depuis ce printemps, nous avons travaillé en flux tendu», relève Serge Guntern, chef de projet de NVRM. «Heureusement, la collaboration avec les entreprises, à commencer par SEIC-Télédis, a été excellente. Et les délais ont pu être respectés.» Les amateurs de glisse peuvent se réjouir: la liaison entre Thyon et Siviez sera opérationnelle pour les vacances de Noël.

Le nouvel aménagement en détail

2 questions à David Mottet, Responsable du département Réseau électrique

Pourquoi avoir opté pour l’enfouissement de la ligne aérienne existante? 

De manière générale, l’enfouissement de notre réseau augmente grandement la qualité de la fourniture électrique, puisque nos lignes sont ainsi moins exposées aux perturbations extérieures, notamment liées au vent et à la neige. Actuellement, la part souterraine du réseau SEIC-Télédis s’élève à plus de 90% pour la moyenne tension et à plus de 85% pour la basse tension. Nous poursuivons nos efforts.
Mais cette solution est onéreuse.

Qui en supporte les coûts? 

Les coûts sont partagés entre le Groupe SEIC-Télédis et le client, en fonction des besoins de chacun. Dans le cas du chantier de Nendaz-Veysonnaz, le projet permet la mise en place d’une redondance des alimentations 16 kV dans ce secteur. Il est en effet important pour les remontées mécaniques de disposer, en période d’exploitation, d’un réseau à 100%. 

De notre côté, nous en avons profité pour déployer la fibre optique. De manière générale, l’ambition du Groupe SEIC-Télédis est de maintenir une infrastructure de pointe, tout en prêtant attention à l’environnement. Sur les Crêtes de Thyon par exemple, la ligne électrique représentait un piège mortel pour les rapaces et autres oiseaux migrateurs. Nous sommes heureux d’avoir pu éliminer ce danger. 

 

Le ski se met au vert

Installations de transport, canons à neige ou encore maintenance, les domaines skiables fonctionnent exclusivement à l’électricité. Les remontées mécaniques de Nendaz-Veysonnaz consomment ainsi 7 millions de kWh par année, répartis entre les installations (55%), l’enneigement mécanique (30%), les restaurants d’altitude (10%) et les bâtiments et ateliers divers (5%). 

Pour répondre à tous les besoins, un seul leitmotiv: consommer mieux, pour consommer moins! NVRM est alimenté avec Blueelec, une énergie renouvelable, hydraulique, essentiellement valaisanne. De leur côté, en intégrant en 2018 un programme de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN), les remontées mécaniques ont souscrit à diverses mesures d’amélioration et ont déjà diminué de 3% leurs émissions de CO2. Cela passe par plusieurs actions concrètes, notamment l’adaptation de la vitesse des installations en fonction de l’affluence, l’amélioration de l’isolation des bâtiments ou l’optimisation du système de pompage du réseau d’enneigement. Par ailleurs, les dameuses sont équipées de systèmes qui mesurent précisément l’épaisseur du manteau neigeux. Un procédé qui permet de ne produire que la quantité nécessaire, et réaliser ainsi des gains substantiels en eau et en électricité.

 

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